CALENDRIER   REVOLUTIONNAIRE
AN  CCXXVI
    (2017-2018)
L'ère nouvelle a commencé le 22 septembre 1792, jour de l'équinoxe d'automne.
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La Terre tourne autour du Soleil en 365,2422 jours. Ajouter des décimales supplémentaires ne serait pas réaliste car les irrégularités dans la rotation de la Terre rendent toute précision plus grande inopérante.

Le calendrier grégorien est de 365 jours divisés en 12 mois. Un jour supplémentaire est ajouté tous les quatre ans lorsque le millésime de l'année est divisible par 4. Une exception est introduite pour les années séculaires : bien qu'elles soient divisibles par 4, elles ne sont pas bissextiles à moins qu'elles ne soient divisibles par 400. Ce procédé revient à supprimer 3 années bissextiles par 400 ans. Ainsi, parmi les années séculaires 1600, 1700, 1800, 1900, 2000, seules sont bissextiles les années 1600 et 2000.

Il y a donc en 400 ans : 400/4 = 100 années bissextiles desquelles il faut retirer 3 années séculaires, soit donc 97 années bissextiles en 400 ans.

On a donc en 400 ans : 365 x 400 + 97 = 146.097 jours, soit par an : 365,2425 jours. La dérive du calendrier grégorien est de 365,2425 - 365,2422 = 0,0003 jour par an ou 3 jours en 10.000 ans, ce qui a été estimé acceptable pour les activités humaines.

Le calendrier républicain dura 13 ans mais il ne fut appliqué que pendant 12 ans, l'an I n'ayant pas été utilisé et l'an XIV n'ayant duré que 3 mois et 8 jours. Il fut instauré par une loi de la Convention du 6 octobre 1793 avec effet rétroactif au 22 septembre 1792, jour de l'équinoxe mais aussi de la proclamation de la République. Il fut supprimé par le décret napoléonien du 9 septembre 1805 avec effet au 1er janvier 1806.

Les calculs furent confiés à un groupe de mathématiciens dirigé par Romme, député du Puy-de-Dôme. Le calendrier républicain compte 12 mois de 30 jours divisés en 3 parties de 10 jours et complété en fin d'année par 5 jours supplémentaires pour arriver aux 365 jours. Les années bissextiles, un 6e jour était ajouté aux 5 jours complémentaires.

Les 5 jours qui complètent l'année républicaine furent appelés les Sans-Culottides.

Les années où un 6e jour est ajouté au 5 jours des Sans-Culottides prirent le nom d'années sextiles.

Des scientifiques étaient requis pour observer chaque année l'équinoxe d'automne au méridien de Paris et ainsi permettre d'apporter au calendrier les corrections nécessaires pour le maintenir en accord avec les astres. Une correction prenant la forme d'une suppression d'un jour lors d'une année sextile devait intervenir 78 fois en 10.000 ans.

Pendant les 13 ans où le calendrier républicain fut appliqué, les années III, VII, XI furent sextiles.

On sait que Fabre d'Eglantine rédigea les nouvelles appellations du calendrier et qu'il fut heureusement inspiré.

Les noms des mois sont : Automne : Vendémiaire, Brumaire, Frimaire. Hiver : Nivôse, Pluviôse, Ventôse. Printemps : Germinal, Floréal, Prairial. Été : Messidor, Thermidor, Fructidor.

Les noms des 10 jours de chaque décade sont : Primidi, Duodi, Tridi, Quartidi, Quintidi, Sextidi, Septidi, Octidi, Nonidi, Décadi.

L'Ère chrétienne était appelée Ère vulgaire par les républicains.

Les Conventionnels croyaient que le calendrier républicain serait rapidement adopté par le monde entier. On observera cependant que, malgré la poésie admirable de leurs libellés, les noms des mois républicains ne correspondent qu'au climat de la France.

Le calendrier Révolutionnaire ou Calendrier de la Liberté est très semblable au Calendrier républicain. Comme lui, l'Ère de la Liberté commence le jour de l'équinoxe d'Automne le 22 septembre 1792, les 13 mois de 30 jours avec leurs noms et les noms des jours de chaque décade sont conservés. Les 5 ou 6 jours complémentaires clôturant l'année prennent le nom de Libertides en remplacement de Sans-Culottides, terme sans doute approprié à l'époque de la Convention mais moins heureux lorsqu'on l'applique à une longue période.

La disposition des années sextiles est aussi conservée bien qu'elles soient plus compliquées à déterminer que leurs homologues vulgaires. Elles tombent les années dont le millésime augmenté de 1 est divisible par 4.

Il faut encore retirer 3 années sextiles en 400 ans. Comme le citoyen ordinaire reste attaché au calendrier grégorien malgré ses imprécisions et ses références astrologiques et religieuses, une correspondance est établie. En considérant que l'année 1800 n'est pas bissextile et que l'an XI est sextile, l'année révolutionnaire la plus proche est l'an XV qui n'est donc pas sextile. Ainsi, les années de l'Ère de la Liberté dont le millésime se termine par 15 ne sont pas sextiles, à l'exception de celles qui, augmentées de 185, sont divisibles par 400.

Ne sont donc pas sextiles les années 15, 115, 315, 415, 515, 715, 815, 915. Sont sextiles les années 215, 615, 1015.

Par exception à la règle précédente, les années révolutionnaires 1015, 5015, 9015 ne seront pas sextiles.

Ainsi, l'année révolutionnaire compte en moyenne 365,2422 jours ce qui correspond exactement à l'observation astronomique.

Le Calendrier Révolutionnaire est donc un calendrier perpétuel, tout comme est perpétuel le combat pour la Liberté.

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Pour obtenir une correspondance entre une année de l'Ère de la Liberté et une année de l'Ère vulgaire ou inversement, on procède comme suit :
2000 - 1792 = 208 signifie que l'année 2000 commence en l'an 208 de l'Ère de la Liberté.
208 + 1792 = 2000 signifie que l'an 208 se termine en l'année 2000 de l'Ère vulgaire.
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